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Ligue 1, 13e journée - Mbappé et le PSG régalent, l'OM inquiète, l'OL rechute, cartons faciles : les tops et flops
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Publié 27/11/2023 à 00:05 GMT+1
Le PSG et Kylian Mbappé ont régalé face à l'AS Monaco, l'OL a de son côté rechuté face au LOSC avec un Fabio Grosso qui semble perdu dans ses choix, alors que l'OM n'arrive plus à gagner en Ligue 1. Mais, également : la distribution exagérée de cartons lors de Clermont - Lens et le retour réussi de Julian Stéphan au Stade Rennais : voici les tops et les flops de la 13e journée de Ligue 1.
Grosso peut-il se faire virer ? "C'est peut-être une question de semaines"
Video credit: Eurosport
Les tops
Qui a dit que notre bonne vieille Ligue 1 accouchait de purges à répétition ? Après la joute par médias interposés entre Thierry Henry et Michel der Zakarian sur la prétendue faiblesse du championnat de France, ce PSG-Monaco a lancé la 13e journée avec brio ! Ce n'est pas seulement le score final (5-2) qui nous fait dire que ce fut un très beau duel mais aussi l'impression globale d'une grande intensité et de deux équipes qui se rendent coup pour coup (16 tirs pour le PSG, 14 pour Monaco). Ajoutez-y de très beaux buts (l'enchaînement contrôle-frappe de Dembélé, la douceur de Vitinha) et vous obtenez une vraie belle publicité à l'heure de la renégociation des droits TV.
Ce n'est vraiment pas un match qui laissera un souvenir impérissable. Nice a fait du Nice contre Toulouse : une victoire 1-0, un 8e match consécutif sans prendre de but et une efficacité clinique à défaut d'être spectaculaire. Mais les Aiglons ont quand même établi un record lors de la venue du TFC. Avec une 13e rencontre d'affilée sans être mené au score depuis le début de la saison, le Gym a signé une performance inédite de l'histoire de l'élite du football français. Logiquement, les hommes de Francesco Farioli sont toujours invaincus. Et cette série dit tout de la solidité de la formation mise en place par l'Italien, dauphine du PSG au classement.
Inspiré, Eric Roy. C'est peu de dire que le coaching de l'entraîneur de Brest a porté ses fruits à Montpellier. 63e minute : Mathias Pereira Lage et Steve Mounié font leur entrée en jeu. 64e minute : Pereira Lage marque sur une passe de Mounié. 75e minute : Kamory Doumbia entre en jeu. 88e minute : Adrien Lebeau entre en jeu. 90e+3 : Doumbia marque sur une passe de Lebeau. Les quatre entrants brestois ont ainsi été directement impliqués sur les deux buts qui ont permis aux Bretons de s'imposer à la Mosson. Et Roy peut se friser les moustaches.
Il avait concédé regretter sa décision de quitter le Stade Rennais il y a quelques mois. Rappelé au chevet du club breton, après le départ de Bruno Génésio pendant la trêve internationale, Julien Stéphan a réussi son retour en tant qu'entraîneur du SRFC avec un beau succès contre Reims (3-1). Si tout n'a pas été parfait, notamment défensivement, il y a eu un visage plus conquérant des rouge et noir, auteurs d'une belle seconde période. "Je ne sais pas si c’est un retour parfait, c’est un retour heureux surtout, avec la victoire, les trois points, le partage entre les joueurs et le public", a glissé Stéphan, tout... heureux de remettre ses habits de coach.
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Julien Stéphan lors de son retour comme entraîneur, lors du succès du Stade Rennais contre Reims (3-1) lors de la 13e journée de Ligue 1
Crédit: Getty Images
Les flops
Une nouvelle fois battu et plus que jamais dernier, l'OL continue de creuser sa tombe. Ce qui a frappé lors de la défaite face au LOSC (0-2), c'est le coaching sans fil conducteur de Fabio Grosso. Obligé d'effectuer trois changements à la pause, en sortant notamment Alexandre Lacazette, le technicien italien a confirmé qu'il y avait une instabilité dans le choix des hommes, lui qui a déjà changé de système après la défaite contre Clermont. Le champion du monde 2006 a déjà utilisé plus de 20 joueurs et n'a jamais aligné deux fois la même équipe en sept rencontres dirigées. "Je ne pense pas que ça soit ça (le coach) le problème, mais aux joueurs de rester concentrés pendant 90 minutes", a tempéré Jake O'Brien au micro de Prime Vidéo.
C'est une scène de tension banale, comme il en existe beaucoup au sein d'un même match. A la fin de la première période entre Clermont et Lens (0-3), Elye Wahi rage d'une faute très légère sifflée pour Alidu Seidu. Le jeune Lensois tombe dans le piège clermontois et vient se coller à son vis-à-vis. Les paroles fusent mais la situation est rapidement calmée, notamment par Franck Haise qui isole son buteur. Trop tard. Benoît Millot a décidé de changer complètement la face du match. L'arbitre expulse Wahi pour ce geste d'humeur mais aussi Seidu pour… pas grand-chose. S'en suit un long arrêt de jeu qui verra Pascal Gastien, fou de rage, être expulsé également. Tout ça pour un accrochage qui aurait pu passer inaperçu…
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Benoît Millot lors de Clermont-Lens
Crédit: Getty Images
Si PSG-Monaco vendredi a ravi les suiveurs de L1, ils ont rapidement déchanté samedi. Face à une équipe de Strasbourg très limitée, l'OM a proposé un spectacle indigent, indigne d'une équipe de ce rang (1-1). La dépression que traverse le club est réelle et ne se résume pas uniquement à des résultats en berne mais à une équipe sans vie, sans envie. "La deuxième période était une merde", a poétiquement résumé Gennaro Gattuso après coup. Une phrase qu'on pourrait utiliser pour bien d'autres séquences marseillaises cette saison…
André Ayew pouvait difficilement imaginer un pire retour en Ligue 1. L'ancien Marseillais, recruté par Le Havre, a écopé d'un carton rouge seulement 2 minutes et 24 secondes après son entrée en jeu face à Nantes. Ce n'est pourtant pas l'expulsion la plus rapide en L1 pour un remplaçant. Ni la plus précoce au sein même de la fratrie Ayew. Jordan avait en effet été expulsé au bout d'une minute et 57 secondes en sortie de banc lors d'un match de l'OM face à Evian-Thonon-Gaillard en 2013. Cela ne consolera évidemment pas André…
Heureusement pour les gardiens, ce n'est pas si courant. Alors, quand le même style de fautes arrive lors de la même journée, ça saute aux yeux. Vendredi, Gianluigi Donnarumma a commis une énorme erreur de relance qui a permis à Monaco d'égaliser. Et s'il s'est illustré par quelques parades pour participer à cette belle victoire du PSG contre Monaco (5-2), cette faute a laissé encore des doutes sur son jeu au pied. Moins de 24 heures après, Mory Diaw l'a malheureusement imité. Après plusieurs beaux arrêts, le gardien de Clermont a signé une relance hasardeuse vers l'axe qui a permis à Lens de porter le score à 2-0. Si Noël approche, c'est le genre de cadeaux à éviter pour les derniers remparts de L1.
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